Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), popularisé sous le nom de flat tax depuis sa création en 2018, est le mode d'imposition appliqué par défaut aux revenus du capital des particuliers : intérêts, dividendes et plus-values mobilières. Son principe est de remplacer le barème progressif de l'impôt sur le revenu par un taux forfaitaire unique, quel que soit le montant perçu et la tranche marginale du contribuable.
Comment se décompose le PFU en 2026
Le PFU standard est de 31,4 % en 2026. Il additionne deux composantes distinctes :
Quels placements sont concernés
Le PFU à 31,4 % s'applique aux comptes-titres ordinaires, aux livrets bancaires fiscalisés, aux dividendes d'actions, au crowdfunding et au private equity détenu en direct. Certaines enveloppes bénéficient d'un régime plus favorable, ce qui justifie de les privilégier pour les gros patrimoines : voir notre guide de la fiscalité de l'assurance-vie après 8 ans et celui de la fiscalité du PEA.
L'option pour le barème progressif
Le contribuable peut renoncer au PFU et opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette option, globale et annuelle (elle s'applique à l'ensemble des revenus du capital du foyer), n'est intéressante que pour les foyers faiblement imposés (tranche à 0 % ou 11 %). Elle ouvre aussi droit à l'abattement de 40 % sur les dividendes et à la déductibilité partielle de la CSG. Pour arbitrer, le point de bascule et les cas concrets sont détaillés dans le dossier PFU.